Dimanche 29 novembre 2009
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Bonjour à tous, je vous propose aujourd’hui une petite étude sur Tolkien que j’ai lue dans un chouette recueil (inutile de préciser mon envoûtement pour l‘univers de l‘auteur !! ). J’ai emprunté
cet ouvrage complètement au hasard, et j’avoue n’avoir pas eu le temps de lire toutes les études à propos de l'hybridation mais je vous suggère ici un condensé de la recherche de Nathalie
DUFAYET, intitulée « Représentation(s) et portée(s) de l’hybridation chez Tolkien : Les Orcs et Gollum. » Les petites notes entre
crochet sont de moi-même.
[ Souce : Détours et hybridations
Dans les œuvres fantastiques et de science-fiction.
Collection « regards sur le fantastique »
Ce volume collectif est le résultat des travaux accomplis par les membres du Centre d’Etudes et de Recherches sur les Littératures de l’Imaginaire (CERLI) en 2002 & 2003, en coopération avec
l’Université de Paris XII. Il aborde la question des détours et de l’hybridation dans les œuvres fantastiques et de science-fiction, autrement dit la question des territoires et des frontières
génériques […]. ]
« L’univers de Tolkien est majoritairement composé de personnages dont la caractérisation, merveilleuse et surnaturelle, doit fortement agir sur la sensibilité
du lecteur. Il en est ainsi des Ents, gardiens ancestraux des arbres, d’Ondine, fille de la rivière et compagne de Tom Bombadil et des Elfes. Tolkien a façonné ces derniers selon un
modèle chevaleresque et un véritable idéal esthétique personnel [ Cf que ce peux nous apporter la lecture du Silmarillion ]. Dans le Silmarillion, toute création hors du pouvoir
et de la pensée d’Eru (ou Illúvatar) est théoriquement (et théologiquement) exclue. Eru est alors l’unique inventeur de toutes les formes existantes et le seul gérant de leur activité
substantielle. Et ce depuis la création des premiers individus jusqu’à l’évolution historique des générations successives, du Premier au Quatrième Âges et, enfin jusqu’à leur Jugement Dernier,
placé à la Fin des temps. Deuxièmement, toute créature présentant un quelconque écart devient, significativement, «contre nature » et par conséquent, maléfique. C’est pourquoi toute figure
représentant une hybridité quelconque est marginalisée au sein de ce monde placé sous l’égide du Dieu Unique. C’est du moins ce qui semble s’illustrer et se répéter dans le roman de Tolkien,
narrativement & poétiquement et idéologiquement.
I) Les êtres hybrides, en marge du « Monde Secondaire » [
expression employée par Tolkien à propos de son œuvre qui entretient un rapport révérencieux au « monde primaire » ]
Les Orcs et Gollum sont marginaux car ils échappent au mode de représentation féérique & merveilleux, majoritaire dans l’œuvre. La fonction première des
personnages est de véhiculer telle ou telle valeur afin de renforcer le code idéologique régissant ce « monde possible ». Ainsi Aragorn, futur roi d’Arda représente la paix et la
justice, Gandalf la sagesse et Frodo & Sam le courage et l’abnégation, etc. C’est le phénomène inverse qui a lieu pour les Orcs et Gollum. Ce sont la déchéance, la corruption et le mal qui
fondent le caractère construit de leur expérience.
a) Histoire des Orcs
Dans le Silmarillion, nous lisons : « Pourtant, on dit en Eressëa que tous ceux des Quendi qui
tombèrent entre les mains de Melkor avant le démantèlement d’Utumno furent jetés en prison, qu’ils y furent corrompus et réduits en esclavage après de longues et savantes tortures, et c’est
ainsi que Melkor créa la race hideuse des Orcs, dans sa haine jalouse des Elfes, dont-ils furent ensuite les ennemis les plus féroces. » P 67, traduction de Pierre Alien pour
l’édition française Folio, Paris 2001.
A noter que le traducteur opte pour le verbe « créa » au lieu de conserver le sens fondamental de l’infinitif « breed », qui dénote l’idée d’un véritable élevage.
Ces créatures sont le croisement de deux parents. L’auteur construit son schéma narratif avec le premier sens du terme « hybride » qui vient du latin « hibrida », c’est-à-dire
« de sang mêlé ». L’hybridation est le symbole du mal et un indice d’impureté en Terre du Milieu.
Tolkien construit une progression dynamique à partir du symbole maléfique que figure l’hybridation, au sens d’une action d’hybridation condamnable. Nous avons l’image d’une souillure infligée dans
les temps premiers du monde. Cela incite à une réflexion sur la morale, la faute, la malédiction, la culpabilité (cf aussi le contexte apocalyptique d’après guerre dans lequel Tolkien vivait).
b) Histoire de Gollum
L’aspect monstrueux de Gollum est différent de ce que nous avons vu précédemment, étranger à la corruption
extérieure et la dépendance de sa volonté. C’est uniquement par libre-arbitre que cet individu a lui-même causé cette métamorphose dégradante. Sméagol a succombé d’amour pour le monde
interdit des profondeurs. Il est exclu par sa communauté. Lorsqu’il est renommé, cela est le signe d’une mort symbolique irréversible. Le choix de « Gollum » est dû à des gargouillis
incessants et inquiétants. […] Son corps, d’une forme hobbite, s’est hybridé avec une forme batracienne ou arachnide. Son esprit est rongé par l’influence maligne de l’Anneau, et on remarque le
dédoublement prononcé de sa personnalité. On assiste à une véritable déshumanisation de sa réalité extérieure et intérieure.
II) Sens et fonction de ce phénomène dans l’éthique et la poétique tolkiniennes.
Le phénomène d’hybridation qui détermine l’existence de ces créatures est motivé par un temps de la transgression,
précédant celui de la perte identitaire irrévocable et même celui du châtiment divin.
La langue du Mordor, celle des Orcs, doit mimer en priorité la dureté implacable qu’évoque cette région et la ténébreuse puissance qui l’habite, Sauron, vassal de Melkor.
« Ash nazg durbatulûk
Ash nazg gimbatul
Ash nazg Thrakatulûk agh bruzum-Ishi Krimpatul »
[« One ring to rule them all,
One Ring to find them,
One ring to bring them all and in the darkness bind them in the Land of Mordor where shadows lies » ]
La phonétique est strictement inverse à la langue elfique. Le mode d’articulation est une preuve irréfutable car naturelle de la parenté et de l’éloignement entre les
Elfes et les Orcs.
L’auteur nous offre une variété de réseaux sémantiques liés à l’idée de mélange qui contribue à approfondir la structure et la consistance du spectacle fictionnel.
Les Orcs et Gollum et la rupture qu’ils occasionnent au sein de la représentation merveilleuse du mode Tolkinien engage en réalité un discours distancié de l’écriture sur elle-même. […]
»
Par Trøll
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Vendredi 13 novembre 2009
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19:24
L’alphabet dit ogamique est la dernière des écritures employées par les
anciens celtes. Elle est attestée uniquement dans les régions insulaires qui n’avaient été que faiblement marquées par l’influence romaine: l’Irlande en est le pays d’origine, mais elle est
également connue au pays de Galles, dans l’île de Man, en Ecosse et en Cornouailles. Elle fut vraisemblablement introduite dans ces régions par les invasions maritimes de groupes gaéliques,
particulièrement intenses à partir de la fin du IIIème siècle après JC.
La lecture d’une stèle ogamique se fait du bas vers le sommet. Elaborée probablement à partir d’un système de numération sur bois par encoches, cette écriture cryptique a peut-être été utilisée à
l’origine à des fins magiques. Les textes irlandais évoquent l’emploi de bâtonnets en bois d’if, arbre particulièrement vénéré, inscrits en ogam par les druides à des fins divinatoires. On trouve
aussi des indices de son utilisation dans des transactions commerciales et pour le bornage des terrains.
Le fait que le bois était le support naturel et originel de l’écriture ogamique explique probablement l’association des différents signes à des noms d’arbres qui commençaient par la lettre en
question.
L’importance des arbres dans la vie quotidienne des Celtes était crucial : L’arbre, c’est la vie : il est axe du monde, il unit la terre au ciel. Il porte en lui l’espoir de la résurrection,
puisqu’on le sait, lorsqu’il perd ses feuilles, qu’elles repousseront au printemps. Noter aussi l’arbre primordial appelé l’if de Mugna, c’est-à-dire l’if du Saumon. Il porte des fruits
merveilleux qui tombent dans une source où ils sont mangés par un saumon, symbole de la connaissance. Cet if, arbre au feuillage toujours vert, est donc l’arbre de la connaissance.
L’alphabet des arbres fut en usage jusqu’a environ 700 de notre ère. ( ? ) L’utilisation de cet alphabet était symbolique, et ne servait pas au langage où à l’écriture
au sens moderne du terme. Chaque lettre était le centre d’une multitude d’idées et de pensées, se rapportant à la cosmologie et à la philosophie celtique.
Il n’est pas innocent de souligner que le bouleau, premier arbre de l’alphabet ogamique, est l’arbre le plus ancien de Grande Bretagne. Selon la loi de Brehon, les arbres de l’alphabet de
l’ogham étaient divisés en trois catégories : Chef, paysans et arbustes. Cette hiérarchie était plus due à l’importance symbolique de chacun pour les druides, qu’à leur stature ou à la forme
physique.
Version condensée des signes de l’ogham
B Beith - Bouleau Premier mois, novembre.
L Luis - Sorbier Décembre
F Fearn - Aulne Janvier
S Saille - Saule Février
N Nuin - Frêne Mars
H Huathe - Aubépine Avril
D Duir - Chêne Mai
T Tinne - Houx Juin
C Coll - Noisetier Juillet
Q Quent - Pommier
M Muin - Vigne Août
G Gort - Lierre Septembre
Ng Ngetal - Roseau Octobre
SS Straif - Epine noire
R Ruis - Sureau Treizième mois, les trois derniers jours d’octobre.
A Ailim - Pin argenté
O Ohn - Ajonc
U Ur - Bruyère
E Eadha - Tremble
I Ioho - If
CH Koad - Bosquet
TH Oir - Fusain
PE Uilleand - Chèvrefeuille
PH Phagos - Hêtre
XI Mór - la mer
Signification des arbres
Beith (Bouleau): Chaque année a un nouveau départ, il en est de même pour l’année celtique. Elle commence le 1er novembre, après la célébration de Samhain.
L’année celtique a treize mois lunaires, chacun appelé du nom d’un arbre. Le premier est le bouleau au tronc blanc. Dans l’île de Man, au large de la côte ouest de l’Ecosse, les criminels étaient
fouettés (birched de birch, bouleau) de façon cérémonielle avec du bouleau, pour ôter d’eux les mauvaises influences. La nouvelle année ne pouvait commencer que lorsque la précédente avait
été chassée.
Si l’on considère la forêt celtique, qui il y a longtemps recouvrait tout le Royaume-Uni, le bouleau se dresse comme un arbre gracieux, mince, avec un tronc blanc reconnaissable. Le blanc peut
vouloir indiquer la pureté et la détermination à vaincre les difficultés.
Luis (Sorbier): cet arbre jouit depuis longtemps d’une réputation d’être une protection contre les enchantements. Son nom [ rowan ] est lié au nordique
runa, un charme.
Avec certains autres arbres, le sorbier jouait un rôle central dans les cérémonies druidiques. Et même à une époque récente, ces croyances ont donné lieu à des pratiques dans différentes régions de
la Grande-Bretagne : au nord, des rameaux de sorbier étaient fixés aux étables pour protéger les animaux, et à Strathspey, les fermiers conduisaient leurs chèvres à travers des cercles faits de
branches de sorbier. Des brins de l’arbre étaient placés au-dessus de la porte principale de la maison, et aussi portés par la personne pour se protéger du « mauvais oeil ». En Pays de
Galles, ou Cymru, on plantait des sorbiers dans les cimetières pour veiller sur l’esprit des morts, comme ailleurs on mettait des ifs.
Duir (Chêne): Chaque maison a une porte de devant. Si vous voulez y entrer, il faut que vous vous approchiez de la porte, et que vous fassiez connaître votre
présence. La porte peut alors être ouverte. Le mot anglais pour porte, door, vient du gaélique duir, exprimant la solidité, la protection, et désignant le Chêne. Dans la forêt essentielle,
le Chêne est roi. Il se dresse, puissamment solide, avec des grandes branches, et soutenu par des racines encore plus grandes. Il est souvent frappé par l’éclair. La force du coup et de la chaleur
fait sortir la sève du tronc, laissant celui-ci rabougri et flétri. Mais il parvient à survivre, au fil des ans, des décennies, des siècles. Sa croissance est lente mais sûre. Ses enfants
deviennent de magnifiques répliques de lui-même, et il est un jalon, une pierre d’angle et un refuge dans la forêt.
La place du chêne dans le calendrier lunaire celtique est au septième des treize mois. Il est central et se tient entre Huathe, Aubépine à sa gauche et Tinne, le Houx, à sa droite. Son mois est
celui de la danse vernale de la fertilité, quand tout est fécondé pour les mois estivaux à venir.
Coll (Noisetier): Selon la tradition celtique, Fintant, « l’ancien Blanc », était capable de prendre la forme d’animaux, dont l’une était le
saumon. Les saumons sont associés au Noisetier dans la légende irlandaise, nageant dans la Boyne sous le noisetier d’où sont tombées neuf noisettes de sagesse. Elles furent mangées par le saumon
qui absorba l’inspiration qu’elles contenaient. Le noisetier est aussi fortement associé avec la méditation et la médiation. Les Druides héritèrent la connaissance des mesures et du calcul des
lignes d’énergie des géomètres préhistoriques représentés dans la figure taillée dans la craie du « Long Man de Wilmington », portant des bâtons ou des baguettes. Savants légistes
également, les druides étaient consultés quand il y avait des litiges concernant la propriété et les limites des terrains.
On a toujours utilisé des branches de noisetier pour la divination, à cause de leur flexibilité et de leur affinité avec l’eau.
Quert (Pommier): Il est tout à fait vraisemblable que le Pommier de l’alphabet de l’ogham soit le pommier cultivé et non le pommier sauvage. Pomme, dans les langues celtiques et slaves, se
dit de la même façon, indiquant une racine linguistique commune pour un fruit qui fut cultivé dans les temps les plus anciens. La pomme est associée au choix.
( Je n’ai pas mis l’explication de la totalité des arbres de l’ogham, pour raison d’un petit manque de temps ;) )
Sources:
- Les celtes, histoire et dictionnaire, Venceslas Kruta
- Le tarot celte des arbres, Liz & Colin Murray
- La mythologie celtique, Yann Brekilien
Par Trøll
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Publié dans : Mythologie Celte
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Jeudi 12 novembre 2009
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17:45
La Sève et le givre
Léa Silhol
<< Trois fois les Parques ont parlé:
Finstern, Roi de la Cour de Dorcha, doit mourir. Seule la belle Angharad peut contrecarrer la mort de Finstern, ou la précipiter. Elle ignore son propre destin, et le prix à payer pour accomplir sa
mission… Dans la funeste partie d’échecs qui s’engage entre les Cours d’Ombre et de Lumière, la Reine Blanche devra trouver sa voie. >>
Rédactrice en chef de la revue Requiem, elle a dirigé de nombreuses anthologies, notamment les séries << Emblémithyques>> où elle est éditrice. Romancière
et nouvelliste, Léa Silhol inscrit dans le paysage de l’imaginaire français un style très personnel que certains s’accordent à appeler de la « Hard Fantasy ». Conteuse plus qu’écrivain, elle
aime à tisser des trames nouvelles sur les anciens canevas des mythes et légendes du monde entier. Son premier roman de fantasy, La Sève et le givre, a reçu le prix merlin en 2003. La suite de ce
roman est à paraître.
Léa Silhol
pour Elegy
Je me suis permise de recopier ces résumés succincts du livre dont j‘ai fais l‘acquisition..
J’avoue l’avoir fait un peu par hasard, en surfant de pages en pages où nombre de lecteur semblaient conquis par cet ouvrage. Et mon avis est que…La Sève et givre est merveilleux. J’ai eu un
coup de cœur pour ce récit dès les premières pages. C’est d’une sensibilité touchante, c’est simplement beau. On entre dans un univers féérique où l’on côtoie les créatures les plus diverses, où
l’on croise la mythologie celte et la féérie écossaise. Voyage glacial en compagnie d’Angharad, on dévore l’histoire tout simplement. Le seul bémol est que mon pessimisme récurrent me fait
profondément douter quant à la suite qui doit paraître. Mais ne parlons point trop vite et réjouissons-nous des fils enchanteurs de Léa Silhol…
Dites au père Ryan de ne pas faire de prières
Pour mon retour, car je suis à ce jour,
Retranchée des bénédictions et au-delà des anathèmes.
Il n’est pas de ciel là où nous chevaucherons.
A une allure impensée en vos écuries,
Avec les dieux de jadis et les fils de Finn,
Avec les souveraines des anciennes fables,
Et les rois vainqueurs de ce que gagnent les épées;
Vous pouvez entendre notre cavalcade
[au-dessus de vos toits,
Par des nuits aussi calmes que le tournoiement
[des planètes
Mais ne prenez la peine de quitter votre table
Pour appeler mon nom. Je n’entrerai pas
Car je vous ai quittés pour le Peuple des Fées.
Lord Dunsany
Recommandé +++ !
9/10
Le site de la Tisseuse
Un joli site de fans
Par Trøll
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Publié dans : Bouquins
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Mardi 27 octobre 2009
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/2009
22:19
Bonjour les enfants
(:
Un petit article placé sous le signe de l'automne.. Les arbres ont revêtu leurs jolies robes et le temps s'est rafraichi.
Et c'est bientôt Samain.. La petite troll est quelque peu occupée ces derniers temps : cours de grec & latin qui demandent beaucoup de temps, pile de bouquin qui s'accumule ( même si ça
reste un plaisir.. ), une correspondance très intéressante, un petit projet musical qui avance doucement, des embryons d'histoires, l'apprentissage du tarot celte, de nouveaux jeux, ...
Des envies culinaires diverses: des gâteaux à la cannelle et aux pommes, des yaourts au miel..
Ci-dessus une petite photo prise dans le parc de la Tête d'Or à Lyon lors de ma visite à Dame Claire.
Et d'autres ci-dessous, de mes diverses pérégrinations (:
Sur ces bonnes et intuiles paroles, je vous laisse sur la merveilleuse reprise de Likbør de Windir par Weh.
Likbør
Bondn før oppstaobeel aolaina han for, ottamaole ra va å aovabøre sto.
utn styvingen fø i huga han va, sjao jite budkapen pao Flo.
Fram om Flatadn han komen va, ai bøsele folkafer han skimta.
Ittekårt dao han skjøna ke so va pao fere,
hildt han seg fø bringao å ba ti vaor Herre.
Ai likbør va pao veg.
Bondn ondrast ken følgje fø va, dao børi kom nerare fekk han svar.
Oppi kjistao laog grandn sin far, likblainke, velstelde, daue han va.
Bondn taig om dinna hiska hendingi, skolde verkle dauen ta grandn sin far?
To nete gjikk å bondn fekk svar,
fø ve kvelda feetabeel henta dauen grandn sin far.
Likbøri stemde. Faren va daue
Par Trøll
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Publié dans : Chaudron magique
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Vendredi 25 septembre 2009
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00:23
Le dernier chant du Barde
& Autres histoires
Patrick
Caudal
Edition le pré aux clercs
L’auteur ( biographie succincte )
Patrick Caudal est linguiste au CNRS et conteur professionnel. Après avoir cofondé une association de
conteurs à Oxford, et animé l’atelier contes de la mission Bretonne à Paris, il a rejoint l’atelier contes de l’Atelier Farenheit 451 du Centre de littérature orale de Vendôme, dirigé par Bruno de
la Salle.
Il est également directeur artistique de la Barque de mots, association de conteurs spécialisés dans la tradition celtique. Dans ses spectacles, il narre les anciens récits bardiques s’accompagnant
du bodhràn.
Résumé
Ce recueil de contes bardiques permet au lecteur de parcourir les plaines Irlandaises « en écoutant la rumeur de leurs exploits et
de leurs amours, d’aborder Tĺr Na N’óg, terre de jeunesse, l’Autre Monde, de voyager sous le manteau d’invisibilité de Manannan mac Lir.
Enfin, l’auteur nous fait découvrir le dernier chant du barde : au murmure des vagues se mêle la dernière prophétie du barde Gwenc’hlan, qui annonçait la fin du règne de Comorre et de sa tyrannie
de fer et de sang sur l’île et la presqu’île de Bretagne ".
[!!!] Désolée pour les mots où les I avec accents manquent, mais je ne trouvais pas le caractère correct.
Avis/critique
Ce livre est une bonne initiation et découverte des contes celtes. Ces derniers sont rédigés sans prétention. Il s’agit, la plupart du
temps, de « résumés » ou de fragments du cycle d’origine.
Cela permet une grande facilité de compréhension et de lecture du conte.
Voici les contes rassemblés:
- Oisin, barde des héros
- La poésie incarnée
- Quelques joyeux contes bardiques
# La vision d’Anier Mac con Glinne
# La mésaventure du conteur
- Amours et héros de l’Irlande ancienne ( fragments du cycle d’Ulster )
# Comment l’histoire de la Tain fut retrouvée
# L’exil des fils d’Uisliu
- Magies bardiques du Pays de Galles
# L’Ystoria
Taliesin, ou le conte de Taliesin
# L’histoire du lac de Bala
- Le dernier chant du barde ( ou le Cycle de Domorée )
# La première prophétie de
Gwenc’hlan
# La légende de Trifina
# La seconde prophétie de
Gwenc’hlan
Bien qu’il s’agisse de fragments, les contes sont accompagnés de nombreuses notes en fin d’ouvrage, qui sont très précieux et utiles au lecteur.
Je tiens à citer la postface de l’auteur sur un point : « Cet ouvrage doit son titre au fait qu’il regroupe des contes attribués, par la tradition orale littéraire des régions de langue
celtique, à des bardes eux même légendaires. Mais qu’on ne se méprenne pas sur sa nature : c’est un livre de plaisir et de fiction, et non un livre savant. Même s’il est le fruit d’une longue
fréquentation de travaux sur la tradition orale populaire Bretonne, Irlandaise écossaise et galloise d’une part, et ( surtout ! ) de la littérature celtique ancienne d’autre part ce qui d’ailleurs
suppose une certaine familiarité avec la littérature théorique, l’une ne pouvant aller sans l’autre : la matière celtique authentique est avant tout le domaine des philologues, des historiens des
religions… »
Bref une bonne lecture, simple et sans prise de tête. Et qui donne envie d'en découvrir plus et de lire davantage de choses sur les contes irlandais (;
Par Trøll
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Publié dans : Bouquins
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