Vendredi 13 novembre 2009
L’alphabet dit ogamique est la dernière des écritures employées par les anciens celtes. Elle est attestée uniquement dans les régions insulaires qui n’avaient été que faiblement marquées par l’influence romaine: l’Irlande en est le pays d’origine, mais elle est également connue au pays de Galles, dans l’île de Man, en Ecosse et en Cornouailles. Elle fut vraisemblablement introduite dans ces régions par les invasions maritimes de groupes gaéliques, particulièrement intenses à partir de la fin du IIIème siècle après JC.
La lecture d’une stèle ogamique se fait du bas vers le sommet. Elaborée probablement à partir d’un système de numération sur bois par encoches, cette écriture cryptique a peut-être été utilisée à l’origine à des fins magiques. Les textes irlandais évoquent l’emploi de bâtonnets en bois d’if, arbre particulièrement vénéré, inscrits en ogam par les druides à des fins divinatoires. On trouve aussi des indices de son utilisation dans des transactions commerciales et pour le bornage des terrains.
Le fait que le bois était le support naturel et originel de l’écriture ogamique explique probablement l’association des différents signes à des noms d’arbres qui commençaient par la lettre en question.

L’importance des arbres dans la vie quotidienne des Celtes était crucial : L’arbre, c’est la vie : il est axe du monde, il unit la terre au ciel. Il porte en lui l’espoir de la résurrection, puisqu’on le sait, lorsqu’il perd ses feuilles, qu’elles repousseront au printemps. Noter aussi l’arbre primordial appelé l’if de Mugna, c’est-à-dire l’if du Saumon. Il porte des fruits merveilleux qui tombent dans une source où ils sont mangés par un saumon, symbole de la connaissance. Cet if, arbre au feuillage toujours vert, est donc l’arbre de la connaissance.


L’alphabet des arbres fut en usage jusqu’a environ 700 de notre ère. ( ? ) L’utilisation de cet alphabet était symbolique, et ne servait pas au langage où à l’écriture au sens moderne du terme. Chaque lettre était le centre d’une multitude d’idées et de pensées, se rapportant à la cosmologie et à la philosophie celtique.
Il n’est pas innocent de souligner que le bouleau, premier arbre de l’alphabet ogamique, est l’arbre le plus ancien de Grande Bretagne. Selon la loi de Brehon, les arbres de l’alphabet de l’ogham étaient divisés en trois catégories : Chef, paysans et arbustes. Cette hiérarchie était plus due à l’importance symbolique de chacun pour les druides, qu’à leur stature ou à la forme physique.




Version condensée des signes de l’ogham

B  Beith - Bouleau  Premier mois, novembre.
L  Luis - Sorbier  Décembre
F  Fearn - Aulne  Janvier
S  Saille - Saule  Février
N  Nuin - Frêne  Mars
H  Huathe - Aubépine Avril
D  Duir - Chêne  Mai
T  Tinne - Houx  Juin
C  Coll - Noisetier  Juillet
Quent - Pommier
M  Muin - Vigne  Août
G  Gort - Lierre  Septembre
Ng  Ngetal - Roseau  Octobre
SS  Straif - Epine noire
R  Ruis - Sureau  Treizième mois, les trois derniers jours d’octobre.
A  Ailim - Pin argenté
Ohn - Ajonc
Ur - Bruyère
E  Eadha - Tremble
  Ioho - If
CH  Koad - Bosquet
TH Oir - Fusain
PE  Uilleand - Chèvrefeuille
PH  Phagos - Hêtre
XI  Mór - la mer


Signification des arbres




Beith (Bouleau): Chaque année a un nouveau départ, il en est de même pour l’année celtique. Elle commence le 1er novembre, après la célébration de Samhain. L’année celtique a treize mois lunaires, chacun appelé du nom d’un arbre. Le premier est le bouleau au tronc blanc. Dans l’île de Man, au large de la côte ouest de l’Ecosse, les criminels étaient fouettés (birched de birch, bouleau) de façon cérémonielle avec du bouleau, pour ôter d’eux les mauvaises influences. La nouvelle année ne pouvait commencer que lorsque la précédente avait été chassée.
Si l’on considère la forêt celtique, qui il y a longtemps recouvrait tout le Royaume-Uni, le bouleau se dresse comme un arbre gracieux, mince, avec un tronc blanc reconnaissable. Le blanc peut vouloir indiquer la pureté et la détermination à vaincre les difficultés.



Luis (Sorbier): cet arbre jouit depuis longtemps d’une réputation d’être une protection contre les enchantements. Son nom [ rowan ] est lié au nordique runa, un charme.
Avec certains autres arbres, le sorbier jouait un rôle central dans les cérémonies druidiques. Et même à une époque récente, ces croyances ont donné lieu à des pratiques dans différentes régions de la Grande-Bretagne : au nord, des rameaux de sorbier étaient fixés aux étables pour protéger les animaux, et à Strathspey, les fermiers conduisaient leurs chèvres à travers des cercles faits de branches de sorbier. Des brins de l’arbre étaient placés au-dessus de la porte principale de la maison, et aussi portés par la personne pour se protéger du « mauvais oeil ». En Pays de Galles, ou Cymru, on plantait des sorbiers dans les cimetières pour veiller sur l’esprit des morts, comme ailleurs on mettait des ifs.


Duir (Chêne): Chaque maison a une porte de devant. Si vous voulez y entrer, il faut que vous vous approchiez de la porte, et que vous fassiez connaître votre présence. La porte peut alors être ouverte. Le mot anglais pour porte, door, vient du gaélique duir, exprimant la solidité, la protection, et désignant le Chêne. Dans la forêt essentielle, le Chêne est roi. Il se dresse, puissamment solide, avec des grandes branches, et soutenu par des racines encore plus grandes. Il est souvent frappé par l’éclair. La force du coup et de la chaleur fait sortir la sève du tronc, laissant celui-ci rabougri et flétri. Mais il parvient à survivre, au fil des ans, des décennies, des siècles. Sa croissance est lente mais sûre. Ses enfants deviennent de magnifiques répliques de lui-même, et il est un jalon, une pierre d’angle et un refuge dans la forêt.
La place du chêne dans le calendrier lunaire celtique est au septième des treize mois. Il est central et se tient entre Huathe, Aubépine à sa gauche et Tinne, le Houx, à sa droite. Son mois est celui de la danse vernale de la fertilité, quand tout est fécondé pour les mois estivaux à venir.


Coll (Noisetier): Selon la tradition celtique, Fintant, « l’ancien Blanc », était capable de prendre la forme d’animaux, dont l’une était le saumon. Les saumons sont associés au Noisetier dans la légende irlandaise, nageant dans la Boyne sous le noisetier d’où sont tombées neuf noisettes de sagesse. Elles furent mangées par le saumon qui absorba l’inspiration qu’elles contenaient. Le noisetier est aussi fortement associé avec la méditation et la médiation. Les Druides héritèrent la connaissance des mesures et du calcul des lignes d’énergie des géomètres préhistoriques représentés dans la figure taillée dans la craie du «  Long Man de Wilmington », portant des bâtons ou des baguettes. Savants légistes également, les druides étaient consultés quand il y avait des litiges concernant la propriété et les limites des terrains.
On a toujours utilisé des branches de noisetier pour la divination, à cause de leur flexibilité et de leur affinité avec l’eau.



Quert (Pommier): Il est tout à fait vraisemblable que le Pommier de l’alphabet de l’ogham soit le pommier cultivé et non le pommier sauvage. Pomme, dans les langues celtiques et slaves, se dit de la même façon, indiquant une racine linguistique commune pour un fruit qui fut cultivé dans les temps les plus anciens. La pomme est associée au choix.

( Je n’ai pas mis l’explication de la totalité des arbres de l’ogham, pour raison d’un petit manque de temps ;)  )




Sources:

- Les celtes, histoire et dictionnaire, Venceslas Kruta
- Le tarot celte des arbres, Liz & Colin Murray
- La mythologie celtique, Yann Brekilien

Par Trøll - Publié dans : Mythologie Celte
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Jeudi 12 novembre 2009
La Sève et le givre


Léa Silhol





<< Trois fois les Parques ont parlé: Finstern, Roi de la Cour de Dorcha, doit mourir. Seule la belle Angharad peut contrecarrer la mort de Finstern, ou la précipiter. Elle ignore son propre destin, et le prix à payer pour accomplir sa mission… Dans la funeste partie d’échecs qui s’engage entre les Cours d’Ombre et de Lumière, la Reine Blanche devra trouver sa voie. >>

Rédactrice en chef de la revue Requiem, elle a dirigé de nombreuses anthologies, notamment les séries << Emblémithyques>> où elle est éditrice. Romancière et nouvelliste, Léa Silhol inscrit dans le paysage de l’imaginaire français un style très personnel que certains s’accordent à appeler de la « Hard Fantasy ». Conteuse plus qu’écrivain, elle aime à tisser des trames nouvelles sur les anciens canevas des mythes et légendes du monde entier. Son premier roman de fantasy, La Sève et le givre, a reçu le prix merlin en 2003. La suite de ce roman est à paraître.


Léa Silhol pour Elegy



Je me suis permise de recopier ces résumés succincts du livre dont j‘ai fais l‘acquisition..
J’avoue l’avoir fait un peu par hasard, en surfant de pages en pages où nombre de lecteur semblaient conquis par cet ouvrage. Et mon avis est que…La  Sève et givre est merveilleux. J’ai eu un coup de cœur pour ce récit dès les premières pages. C’est d’une sensibilité touchante, c’est simplement beau. On entre dans un univers féérique où l’on côtoie les créatures les plus diverses, où l’on croise la mythologie celte et la féérie écossaise. Voyage glacial en compagnie d’Angharad, on dévore l’histoire tout simplement. Le seul bémol est que mon pessimisme récurrent me fait profondément douter quant à la suite qui doit paraître. Mais ne parlons point trop vite et réjouissons-nous des fils enchanteurs de Léa Silhol…



Dites au père Ryan de ne pas faire de prières
Pour mon retour, car je suis à ce jour,
Retranchée des bénédictions et au-delà des anathèmes.
Il n’est pas de ciel là où nous chevaucherons.

A une allure impensée en vos écuries,
Avec les dieux de jadis et les fils de Finn,
Avec les souveraines des anciennes fables,
Et les rois vainqueurs de ce que gagnent les épées;
Vous pouvez entendre notre cavalcade
[au-dessus de vos toits,
Par des nuits aussi calmes que le tournoiement
[des planètes
Mais ne prenez la peine de quitter votre table
Pour appeler mon nom. Je n’entrerai pas

Car je vous ai quittés pour le Peuple des Fées.

Lord Dunsany


 Recommandé +++ !
 9/10


Le site de la Tisseuse

Un joli site de fans

 

Par Trøll - Publié dans : Bouquins
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Mardi 27 octobre 2009
Bonjour les enfants (:

Un petit article placé sous le signe de l'automne.. Les arbres ont revêtu leurs jolies robes et le temps s'est rafraichi.
Et c'est bientôt Samain.. La petite troll est quelque peu occupée ces derniers temps : cours de grec & latin qui demandent beaucoup de temps, pile de bouquin qui s'accumule ( même si ça reste un plaisir.. ), une correspondance très intéressante, un petit projet musical qui avance doucement, des embryons d'histoires, l'apprentissage du tarot celte, de nouveaux jeux, ...
Des envies culinaires diverses: des gâteaux à la cannelle et aux pommes, des yaourts au miel..
Ci-dessus une petite photo prise dans le parc de la Tête d'Or à Lyon lors de ma visite à Dame Claire.
Et d'autres ci-dessous, de mes diverses pérégrinations (:












































Sur ces bonnes et intuiles paroles, je vous laisse sur la merveilleuse reprise de Likbør de Windir par Weh.





Likbør


Bondn før oppstaobeel aolaina han for, ottamaole ra va å aovabøre sto.
utn styvingen fø i huga han va, sjao jite budkapen pao Flo.
Fram om Flatadn han komen va, ai bøsele folkafer han skimta.
Ittekårt dao han skjøna ke so va pao fere,
hildt han seg fø bringao å ba ti vaor Herre.
Ai likbør va pao veg.

Bondn ondrast ken følgje fø va, dao børi kom nerare fekk han svar.
Oppi kjistao laog grandn sin far, likblainke, velstelde, daue han va.
Bondn taig om dinna hiska hendingi, skolde verkle dauen ta grandn sin far?
To nete gjikk å bondn fekk svar,
fø ve kvelda feetabeel henta dauen grandn sin far.
Likbøri stemde. Faren va daue



Par Trøll - Publié dans : Chaudron magique
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Vendredi 25 septembre 2009
Le dernier chant du Barde
& Autres histoires


Patrick Caudal                                  Edition le pré aux clercs





L’auteur ( biographie succincte )

Patrick Caudal est linguiste au CNRS et conteur professionnel. Après avoir cofondé une association de conteurs à Oxford, et animé l’atelier contes de la mission Bretonne à Paris, il a rejoint l’atelier contes de l’Atelier Farenheit 451 du Centre de littérature orale de Vendôme, dirigé par Bruno de la Salle.
Il est également directeur artistique de la Barque de mots, association de conteurs spécialisés dans la tradition celtique. Dans ses spectacles, il narre les anciens récits bardiques s’accompagnant du bodhràn.



Résumé

Ce recueil de contes bardiques permet au lecteur de parcourir les plaines Irlandaises « en écoutant la rumeur de leurs exploits et de leurs amours, d’aborder Tĺr Na N’óg, terre de jeunesse, l’Autre Monde, de voyager sous le manteau d’invisibilité de Manannan mac Lir.
Enfin, l’auteur nous fait découvrir le dernier chant du barde : au murmure des vagues se mêle la dernière prophétie du barde Gwenc’hlan, qui annonçait la fin du règne de Comorre et de sa tyrannie de fer et de sang sur l’île et la presqu’île de Bretagne
".

[!!!] Désolée pour les mots où les I avec accents manquent, mais je ne trouvais pas le caractère correct.



Avis/critique

Ce livre est une bonne initiation et découverte des contes celtes. Ces derniers sont rédigés sans prétention. Il s’agit, la plupart du temps, de « résumés » ou de fragments du cycle d’origine.
Cela permet une grande facilité de compréhension et de lecture du conte.

Voici les contes rassemblés:

 -  Oisin, barde des héros
 -  La poésie incarnée
-  Quelques joyeux contes bardiques
                   # La vision d’Anier Mac con Glinne
       # La mésaventure du conteur
- Amours et héros de l’Irlande ancienne ( fragments du cycle d’Ulster )
                                  # Comment l’histoire de la Tain fut retrouvée
# L’exil des fils d’Uisliu
- Magies bardiques du Pays de Galles
                               # L’Ystoria Taliesin, ou le conte de Taliesin
   # L’histoire du lac de Bala
- Le dernier chant du barde ( ou le Cycle de Domorée )
                           # La première prophétie de Gwenc’hlan
# La légende de Trifina
                        # La seconde prophétie de Gwenc’hlan



Bien qu’il s’agisse de fragments, les contes sont accompagnés de nombreuses notes en fin d’ouvrage, qui sont très précieux et utiles au lecteur.
Je tiens à citer la postface de l’auteur sur un point : «  Cet ouvrage doit son titre au fait qu’il regroupe des contes attribués, par la tradition orale littéraire des régions de langue celtique, à des bardes eux même légendaires. Mais qu’on ne se méprenne pas sur sa nature : c’est un livre de plaisir et de fiction, et non un livre savant. Même s’il est le fruit d’une longue fréquentation de travaux sur la tradition orale populaire Bretonne, Irlandaise écossaise et galloise d’une part, et ( surtout ! ) de la littérature celtique ancienne d’autre part ce qui d’ailleurs suppose une certaine familiarité avec la littérature théorique, l’une ne pouvant aller sans l’autre : la matière celtique authentique est avant tout le domaine des philologues, des historiens des religions… »

Bref une bonne lecture, simple et sans prise de tête. Et qui donne envie d'en découvrir plus et de lire davantage de choses sur les contes irlandais (;


Par Trøll - Publié dans : Bouquins
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Mardi 15 septembre 2009

Biographie

Summoning a été formé approximativement en 1993, par Silenius (Michael Gregor), Protector (Richard Lederer) and Trifixion (Alexander Trondl).
"
A l’époque de ce premier album et de la formation du groupe (1993), Summoning n’avait pas encore trouvé son propre style (ce n’est pas moi qui le dis, c’est Silenius !). Lugburz est un album qui sonne très black métal et se trouve à des lieues de leurs productions actuelles. A ses débuts, le groupe était composé de trois membres : Silenius (qui faisait partie d'un autre groupe de Black : Abigor); Protector qui jouait jusqu’alors dans un groupe de trash ; et enfin, Trifixion qui devient le batteur de Summoning (et, je ne sais pas trop ce qu'il est devenu…). Avant d’enregistrer leur premier album, Summoning avait sorti 2 démos qui ne se vendront pas trop mal dans un magasin de Vienne (Le magasin se nommait " Why not " pour ceux qui aiment les détails). Le premier album de Summoning (et les suivants) ainsi que celui d’Abigor sortira sur un label qui était alors tout frais éclos : Napalm Records. Après l’enregistrement de Lugburz, Trifixion sera remercié et Summoning se tournera dès lors vers un autre style, beaucoup plus atmosphérique. Changement notoire qui aboutira à " Minas Morgul " sortit en 1995.

      Summoning construit sa musique autour de rythmes assez lents, de thèmes, qui reflètent une atmosphère médiévale, joués par des synthés renforcés et par des guitares à disto très métal ainsi que des voix d’Elfes écorchées appuyées par une réverbération souvent très profonde. Il en résulte une atmosphère prenante, émotionnelle et majestueuse en laquelle on retrouve l’univers magique de JRR Tolkien. Lire une oeuvre de Tolkien en écoutant du Summoning, c'est vraiment magique (pas d'autre mots!).

      Toujours sur le chemin de Tolkien, sort, fin 1996, " Dol Guldur ". Rappelons au passage que les titres d’albums proviennent de Tolkien (d’accord, vous vous en êtes sûrement douté…) tout comme pas mal de titres de chansons ; on trouve même sur les différents albums des vers tirés directement des poèmes de Tolkien. Peu de temps après Dol Guldur, vient " Nightshade Forest ". Sorti en 1997, c’est un Mini CD avec quatre chansons. Toujours dans la même lignée mais peut être un peu plus mélancolique que les précédents. 1999, sorti de " Stronghold ", moins hypnotique mais plus heavy de par le fait que la guitare tient une place un peu plus importante. Après l’influence du Silmarillion sur " Stronghold ", le prochain album sera sûrement plus inspiré par " The Book of The Lost Tales ", livre contenant de nombreux textes de JRR Tolkien regroupés par son fils Christopher (En version française sous le titre "Le livre des contes perdus") où on retrouve la mythologie des Civilisations des Terres du Milieu (excellent en complément du " Silmarillion ").

      La musique, et encore plus celle de Summoning, reste le meilleur moyen de laisser son esprit voyager et de libérer son imagination. Laissez-vous guider par Summoning et découvrez que vos rêves, jusqu’alors noyés parmi les tréfonds insondables de votre âme, se révèlent à vous et reflètent tout un univers, votre univers…" [ Source ici ]








Discographie


- Oath Bound ( 2006 )
- Lost Tales ( 2003 )
- Let Mortal Heroes Sing Your Fame ( 2001 )
- Stronghold ( 1999 )
- Nightshade Forest ( 1997 )
- Dol Guldur ( 1996 )
- Minas Morgul ( 1995 )
- Lugburz (1995 )





Liens


 ~ Summoning Site Officiel
~ Myspace Summoning



Et voilà, encore après une petite absence me voilà de retour !
Ayant fais l'acquisition d'un pc portable, je pense pouvoir tenir cet univers plus régulièrement à jour.
Bonne découverte à ceux qui ne connaissaient pas Summoning, et pour tous  profitez bien de l'univers musical magique que ce groupe dégage ;)




Par Trøll - Publié dans : Black Metal
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Dimanche 14 juin 2009
Un petit article portant sur le personnage de Bran, que j'avais publié dans mon ancien blog.
Le seul hic est que je ne sais plus de quel(s) livre(s) j'avais issus ces renseignements, mais j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur !
Et comme d'habitude, si des personnes veulent compléter/modifier l'article, elles sont les bienvenues !
[ Nouveau: un petit peu de musique pour accompagner l'article ! ]
Bonne (re)lecture.







BRAN, deux personnages portent ce nom :

- Le géant Bran le Béni ou Bran à la tête prophétique (Bendigeidfran).
Bran le Béni a lui-même deux histoires, l'une païenne et l'autre, plus chrétienne où il devient saint Brandan (ou Brendan). A l'origine, il s'agit probablement d'un dieu de l'Océan (il est fils de Llyr) bien qu'il participe aux affaires des hommes sous les traits d'un roi de Grande-Bretagne.Harpiste et musicien, il est le protecteur des filid et des bardes.
Roi des régions infernales, il s'y bat pour défendre ses trésors magiques contre les fils de Dôn, venus les lui ravir.


  Il permit à Branwen, sa soeur, d'épouser le roi irlandais Matholwch, sans le consentement de son demi-frère Efnisien .A la suite de cet affront, Elfnisien trancha les lèvres, les oreilles et la queue du cheval de Matholwch lors du mariage qui se déroula au Pays de Galles. Matholwch et Bran s'estiment tous les deux insultés. Cependant Bran, dans un élan de générosité, offrit à son beau-frère un chaudron magique qui ressuscitait les morts. Il suffisait de les plonger dans la cuve pour que le lendemain ils soient à nouveau aptes au combat, mais devenus muets.
Une fois en Irlande, la malheureuse Branwen subit de son époux les pires outrages et se vit rabaissée au rang de servante bien qu'elle eut donné au roi un héritier, Gwern. Elle parvint toutefois à envoyer un message de détresse à son frère Bran. Lequel rameute ses troupes. Les porchers de Matholwch voient arriver une forêt qui avance sur la mer et une montagne qui marche sur les flots : la flotte de Bran. Comme c'est un géant, il traverse à gué. En hâte, Matholwch coupe le seul pont sur la rivière. Alors Bran dit : "Que celui qui est le chef soit le pont". Il s'arc-boute au-dessus de la rivière et les guerriers passent sur son corps.




D'autres ruses de Matholwch sont déjouées. Cependant son atout le plus sûr demeure le Chaudron d'Immortalité. Efnisien se sacrifie alors pour le faire éclater en quatre morceaux. Les Gallois massacrent tous les Irlandais et, à la fin du combat, il ne reste plus que sept guerriers. Blessé par une flèche empoisonnée, Bran ordonne qu'on lui tranche la tête, afin d'abréger ses souffrances.
Sa tête décapitée va alors se mettre à prophétiser. Ses compagnons vont retourner vers leur patrie, ils resteront sept ans à table, charmés par les oiseaux de Rhiannon. Plus tard, ils iront en un endroit agréable au-dessus des flots où ils passeront quatre-vingts ans, en compagnie de sa tête intacte.
Mais un jour, ils ouvriront l'une des trois portes de leur retraite et il leur faudra emporter la tête de Bran à son lieu de sépulture, la colline Blanche (la Tower Hill de Londres ?) pour qu'elle ne soit pas soumise à la putréfaction. Le chef coupé de Brân, tourné vers l'Europe, préservait l'île de toute invasion. Le roi Arthur commit l'imprudence de l'exhumer, ce qui rendit possible la conquête saxonne.
Si l'on interprète cette légende, on y trouve une évocation du caer sidh, tertre funéraire et pays des Immortels (colline Blanche), du festin des dieux (banquet avec les oiseaux), du labyrinthe de l'éternité (palais aux trois portes qu'ils devront quitter pour avoir céder à la curiosité en ouvrant la seule porte fermée). La tête de Bran-le-Béni est l'un des talismans magiques qui protège l'île de Bretagne contre les envahisseurs.





- Un héros :
L'autre Bran, fils de Febal, dont le nom signifie "Corbeau" est un héros qui fait connaissance avec l'Autre Monde.
Tout commence par une musique légère, qui lui fait tourner la tête. Quand il se réveille, Bran tient en main un rameau argenté couvert de fleurs blanches qu'une femme inconnue vient lui reprendre, tout en l'invitant chez elle, à Tir na n-Og (peut-être le tertre de New Grange en Irlande où l'on peut voir une série de tumulus préhistoriques dans la vallée de la Boyne).
Dès le lendemain, Bran réunit trente sept de ses hommes et s'embarqua pour une étrange aventure. Sur la mer, ils rencontrèrent le dieu marin Manannan Mac lir qui conduisait un char à travers les flots. Ils atteignirent d'abord l'île de Gaieté où les hommes de l'équipage eurent du mal à rester debout tant ils riaient. Finalement Bran et ses marins atteignent l'Ile aux Femmes. Bran se voit invité à partager la couche de la reine et devient un grand initié.
Tout n'est que plaisir, banquet et vie facile. Pourtant l'un des matelots finit par avoir le mal du pays et tous décident de rentrer. Le bateau fait route sans dommage. Le rivage apparaît. Un des hommes saute à terre et tombe en poussière. Bran réalise alors que son expédition a duré plusieurs siècles. Il a fait un voyage hors du temps !



Quelques recherches supplémentaires sur la symbolique de Bran Barr [ oui en faisant des recherches sur Bran, cela m'a donné l'idée de chercher pour le groupe ]




Les textes s'inspirent de légendes celtiques. Bran Barr est un nom gaulois formé de Bran (corbeau), et de Barr (montagne ou obstacle). Bran Barr signifie "le corbeau psychopompe", qui permet le passage des âmes dans l'autre monde (le Tir Na Nog, l'Anwyn ou le Sidh ...)
Pour la définition de Sidh :
Sidh est une graphie originale du mot irlandais sí, qui désigne l‘Autre Monde dans la mythologie celtique. Il est à noter que le concept de péché étant inconnu des Celtes, les notions de « paradis » et d' « enfer » sont inexistantes dans le druidisme ; de même qu'il ne peut y avoir assimilation ou rapprochement avec l'au-delà chrétien. S'il n'est pas explicitement décrit, il revient dans nombre de textes irlandais ; le sens du mot est « paix ».
De cette littérature médiévale, il ressort trois localisations distinctes du Sidh : à l'ouest, au-delà de l'horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres qui sont devenus les résidences des Tuatha Dé Danann. L'eau en est le moyen d'accès privilégié.



Liens Bran Barr:
Myspace Bran Barr
Site Officiel - Celtic War Metal
Par Trøll - Publié dans : Mythologie Celte
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Lundi 8 juin 2009
Allez, soyons fou, un deuxième article dans la foulée des articles à venir:




[ Bouquins ]  - Les compagnons du crépuscule [bd] de Bourgeon
- Le cycle du royaume de Tobin de Lynn Flewelling
- Le cycle du Trône de fer de George R R martin


[ Musique ] - Belenos [ Bm/Pagan metal ]
- Blodsrit [ Black Metal ]
- Arkona [ Folk Metal ]


Mythologie ] - Bran
- D'autres choses d'hivers et d'été




Voilà.
( Oui, oui, promis je fais vite :D )
Par Trøll - Publié dans : Chaudron magique
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Dimanche 7 juin 2009
Eh voilà les enfants, ENFIN de retour! Et un retour sous le signe du BM avec un petit article sur Vargsang. Bonne écoute/découverte/lecture  ( rayez la/les mentions inutiles :P ) !

Vargsang

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Biographie

Vargsang est un excellent projet de BM allemand ( Je trouve décidément que l'Allemagne est une terre sainte du BM!  ) créé par Vargsang lors de son départ de Graven.
Hop, une petite chronique de Call Of the nightwolfes qui résume très bien le projet:

" Vargsang, one man band allemand, est un de ces nombreux groupes qui essaye de retrouver l’ambiance malsaine et cruelle du black metal du début des années 90. Et c’est réussi, ce one man band ( Vargsang est en faite le projet solo du leader de Graven, Excellent groupe de true black metal ) pratique un true black metal haineux et brutal inspiré des premiers albums de Darkthrone et de Burzum époque aske en un peu plus brutal.
Signé, à l’instar de Ad hominem, sur undercover records, la production est vraiment bonne, puissante et intense.
Musicalement, les riffs de guitares sont sombres et assez linéaires résultant d’une atmosphère hyper malsaine et maladive. La batterie est typiquement norvégienne c'est-à-dire assez mid tempos énergiques dans l’ensemble mais elle sait se transformer en blasts afin de faire ressortir toute la brutalité du black metal. Les vocaux sont très criard et crus, bref typique de ce musicien. "
( Cf ici )


Discographie

- Call Of The Nightwolves (2003)
- Vargsang - Armaggedon (Split - 2004)
- Throne Of The forgotten ( 2005)
- Werewolf Of Wysteria ( 2008)


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Liens:
Vargsang on Myspace
Deathgate To Eternal Life



Par Trøll - Publié dans : Black Metal
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Mercredi 20 août 2008


Ana { Ou Anna, au, dana ou dòn }

Déesse mère des anciens celtes. En Irlande, c'est là mère des dieux, les fameux Thuatha Dé Danann [ tribus de la déesse Dana ] et son nom reste attaché à la toponymie, par exemple à deux sommets des monts du Kerry qui sont appelés « Paps of Anu » { Les tétons d'Anu }. Dans la tradition galloise, sous le nom de dôn, elle est aussi la mère de certains dieux plus ou moins héroïsés, tels Amalthon, Gwyddyen et Arianrod. Mais on peut aussi bien la reconnaître dans l'irlandaise Morrigane, dans la galloise Rhiannon ou Modron { Maternelle }, ou encore dans la fée Morgane des romans de la table ronde. C'est en fait une divinité indo-européenne archaïque, connue en Inde sous le nom d'Anna Pourna (Anna la pourvoyeuse, appellation donnée ensuite à un sommet de l'Hymalaya), et à Rome sous celui d'Anna Paronna, personnage qui, selon le rationalisme latin, a été fortement historicisé. Il est plus que probable que ce personnage divin a été christianisé sous l'aspect de sainte Anne, mère de la vierge Marie, dont la légende bretonne fait une sorte de divinité tutélaire dans une tonalité celtique bien reconnaissable.




Cernunnos { Kernunnos }

Le maître des animaux sauvages ( Dieu aux bois de cerf, Cernunnos est sans doute un dieu de l’abondance).
 Sa nature est  essentiellement terrienne. Il est représenté âgé, il a les oreilles et les bois d’un cerf, et porte une torque [ collier gaulois ]. Il est souvent accompagné d’un serpent à tête de bélier. Sur un basin d’argent doré trouvé à Gunderstrup, au Danemark, il est figuré assis en tailleur, entouré d’un grand cerf, de 2 taureaux, de 2 lions, et de 2 loups, alors que non loin un enfant chevauche un dauphin. Ainsi, Cernunnos apparaît comme le maître des animaux sauvages, terrestres et aquatiques.
Sans doute manifeste t-il la force, la puissance et la pérennité ( symbolisée par la ramure ).
On le représente comme donateur, sur un autel conservé au musée de Reims, avec auprès de lui, un panier de victuailles, des gâteaux et des pièces de monnaie. Certaines stèles romaines provenant de Dacie [ Roumanie ], l’assimilent à Jupiter le maître du ciel.





Dagda

L'un des plus importants dieux de l'Irlande païenne. Il est dieu druide et dieu des druides, maître des éléments et de la connaissance, juriste et redoutable guerrier. Pendant la seconde bataille de Mag-turred, il entraîne les Thuatha Dé Dannan vers la victoire contre les fomoiré.
On le nomme Dagda parce qu'il est le « dieu bon », mais il a d'autres noms, tels Dagan, le « petit bon » ou encore Luadh Rofhossa, « le Rouge de la grande science ». Sa demeure est la Brug Na boyne, autrement dit le tertre de New-grange. Il représente le même type divin que l'Odin-Wotan germanique. Il se distingue par sa gloutonnerie extrême et sa sexualité débordante, ce qui l'apparente au Gargantua gallo-français. Il possède un chaudron dont le contenu est inépuisable, prototype du Graal, et une harpe magique qui peut jouer toute seule les air de la plainte, du sommeil, de la mort ou du rire. Il a également une massue : s'il frappe quelqu'un avec un des bouts de sa massue, il le tue. S'il le frappe avec l'autre bout, il le ressuscite. C'est donc le dieu de la vie et de la mort, parfaitement ambigu et doué de forces redoutables qui peuvent êtres bonnes ou mauvaises. Il est possible d'y voir l'équivalent gaëlique du Sucellos Gaulois ( mais il pourrait bien être Ogma) ou du dieu au maillet souvent représenté dans la statuaire gallo-romaine. Dans les récits épiques plus récents, ainsi que dans les romans arthuriens, le personnage d'Ogma apparaît souvent sous forme d'un « homme des bois » , un rustre, porteur d'une massue, et maître des animaux sauvages. Son caractère de protecteur de la communauté peut également l'apparenter au teutatès- Toutatis gaulois qui est le « père de la tribu ». Il n'est pas exclus que l'image de Dagda ait contribué à la formation d'une certaine représentation du « bon dieu » de la religion chrétienne populaire.




Ogmios

L’éloquence. Grâce à un lien magique, Ogmios attire les hommes par les oreilles. C’est un vieillard tout ridé, vêtu d’une peau de Lion. Il porte Massue, arc et carquois. Il tire des foules considérables d’hommes attachés aux oreilles par une chaînette d’or dont l’extrémité passe par la langue percée du Dieu. D’après un texte de Lucien de Samsate, Ogmios est l’éloquence sure de son pouvoir, le dieu qui, par sa magie, attire ses fidèles. Il est aussi le symbole de la puissance de la parole rituelle qui unit le monde des hommes et le monde des dieux. C’est en son nom que l’on profère les bénédictions en faveur des amis et les malédictions contre les ennemis.  En Irlande, on l’appelle Ogma. Il est l’inventeur de l’Ogam, ensemble de signes magiques dont la force est si grande qu’elle peut paralyser l’adversaire. C’est aussi un guerrier qui, par les encouragements qu’il donne, participe efficacement à la bataille de Mag Tured.
Assimilé à Héraclès, dont la force est extraordinaire, Ogmios est plus le dieu de l’exploit et du combat singulier que celui de la guerre.
Ogmios ou Ogma peut donc être considéré comme le dieu-druide primordial qui unit le ciel à la terre.


Par Trøll - Publié dans : Mythologie Celte
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Mercredi 20 août 2008
Ca y est >< Enfin le retour! Je m'excuse encore pour tout ce temps d'absence aux quelques lecteurs qui passseront par ici.
Voici là présentation de Lugh.
Je rappelle que mes recherches sont tirées de deux ouvrages principaux: Les grandes figures des mythologies de Fernand Comte et Le dictionnaire de Mythologie Celtique, de Jean Markale.
Bonne lecture! Comme d'habitude n'hésitez pas si vous trouvez des incohérences,  fautes etc. (:


Lugh ( ou Lug ).



C'est un dieu exceptionnel,qui est « hors fonction » parce qu'il les assume toutes. Il est le Salmidanach [ multiple artisan ] et le plus grand dieu de la mythologie irlandaise.
La tradition en fait le véritable père du héros Cûchulainn. Le nom de Lugh provient d'un mot indo-européen qui signifie « Blanc Lumineux » mais également « corbeau ».Or le corbeau semble lié à Lugh. On a dans Cûchulainn et Lancelot du Lac un des aspects héroïsés de Lugh. Il a un aspect solaire mais n'est pas un dieu du soleil, cette fonction étant féminine chez les Celtes.
[ On note au passage que le corbeau est un animal symbolique et sacré chez les Celtes.. C'est un oiseau qui connaît le passé et l'avenir, et les gaulois prophétisaient d'après la direction prise par les vols de corbeaux. Le héros Brân le Béni porte également le nom du corbeau. ]



Lugh est fils de Delbaeth, qui est un Fomoiré [ ou Fomoré ], et d'Eri. Guerrier, sage, magicien, musicien, maître de toutes les techniques, il est le chef des Thuatha Dé Dannan.
Les Fomoirés, peuple mystérieux qui apparaît constamment dans la tradition irlandaise, n'envahissent pas l'Irlande mais la menace sans cesse. Le roi des Thuatha Dé Danann, Nuada, a perdu un bras au cours d'un combat et cette infirmité le rend inapte à régner. Son peuple, afin de concilier les bonnes grâces de ses occupants, élisent comme roi le fomoiré Bres. Mais ce dernier se révèle être un mauvais roi qui exploite ses sujets.
Après un certain temps, on oblige Bres à restituer le pouvoir et le dieu-médecin Diancecht, « à la longue prise », fabrique pour Nuada la prothèse d'un bras ayant toutes les qualités d'un bras naturel. D'abord apeuré, Bres s'enfuit chez son père, le roi des fomoirés, puis recrute une immense armée et envahit l'Irlande.

Se présente alors un jeune et brillant guerrier, Lugh. Il prétend détenir toutes les capacités et il le prouve: à la harpe, il joue les 3 airs de la musique irlandaise {celui qui fait pleurer, l'air qui endort et celui qui donne la joie}; il remet à sa place la pierre de Fal que ne pouvaient déplacer que 80 boeufs et il gagne un tournoi d'échec contre le roi. Celui ci le proclame sage entre les sages, lui donne le trône pendant 13 jours et le charge d'organiser le combat contre les fomoirés. Lugh distribue les rôles: les druides lieront les eaux au détriment des fomoirés, les sorciers jetteront un sort aux ennemis, les artisans fabriqueront les armes, les champions menneront la lutte, les médecins soigneront les blessés.. Tout est si bien mis en ordre que les fomoirés sont vaincus et Bres fait prisonnier. On lui laisse la vie sauve à la condition qu'il donne les secrets de la propérité.
Lugh participe peu au combat. Trop précieux en raison de ses compétences, il reste au dessus de la mêlée. Parcourant les deux camps, il prononce « La malédiction suprême », provoquant la victoire. Seule une action d'éclat est à son actif: d'un coup de fronde, il perce l'oeil de Balor, au regard paralysant et dont la paupière ne pouvait être soulevée que par un crochet.

Une autre version du même texte montre la rivalité entre Nuada et Lugh. Ce dernier est attaché à un pilier par le roi qui veut garder pour lui la gloire du combat. Mais Lugh brise ses chaînes et remporte la lutte presque à lui seul.
Llud, Roi de l'île de Bretagne.
Lugh a été confondu avec Llud, roi de l'île de Bretagne. Celui ci est bâtisseur et guerrier. 3 fléaux désolent son royaume: des envahisseurs apparaissent et entendent toute conversation à travers l'île, et tous les 1ers mai, 2 dragons terribles se livrent un duel et poussent des cris tels que les êtres vivants, hommes et animaux, sont pris de stupeur et stérilisés. Enfin, un magicien vient voler nuitamment les provisions de bouche que le roi peut entasser.
Lorsqu'il est venu à bout de ces trois fléaux, il se trouve muni de trois avantages: Il détient une drogue magique, suffisamment puissante pour triompher de tout envahisseur plus savant que lui; les 2 dragons morts se révèlent être un talisman contre les ennemis, puis le voleur, dompté, restitue l'énorme quantité de provision volée {Cyfranc Llyd a Llevelis}.
Le culte de Lugh s'est répandu bien au delà de l'Irlande. En sont témoins les villes de Lyon [ Lugdunum= Citadelle de Lug ], Laon, Laudun, Loudun, etc. A Lyon, le dieu a été honoré sur la colline de Fourvière.

 


Par Trøll - Publié dans : Mythologie Celte
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