Généralités sur les Celtes [III]

Publié le par Trøll

~ La littérature celtique ~

 
C'est par la littérature irlandaise et galloise { Mabinognion } que nous pouvons avoir une idée de la littérature celtique en général. En Irlande particulièrement, les Flid, corporations de poètes et de lettrés qui jouaient tout d'abord un rôle parallèle à celui des druides et qui se subsituèrent à eux quand la religion chrétienne eut vaincu le paganisme, ont fondé et légué au christianisme des écoles qui ont traversé le moyen âge, et sauvé de l'oubli total le patrimoine littéraire des Celtes.

La littérature irlandaise est composée en majeure partie de chansons de gestes dont les sujets sont épiques et mythologiques: prises de villes, scènes de batailles, de voyages dans l'autre monde. La pièce la plus précieuse de la

littérature galloise est constituée par les mabinogion et par des poèmes très anciens attribués à quatre bardes: Aneurin, Taliesin, Myrrdin, Llywarchtten.

A cette littérature romansque et poétique, il faudraiy ajouter la littérature gramique: dialogue et colloques.

La littérature celtique est essentiellement poétique. Les Irlandais ont vraiment inventé la rime. Les bardes s'accompagnaient de la Harpe - quoique la profession littéraire fût exercée par des clans de spécialistes hierarchisés, la nation tout entière s'y interessait. C'est que la littérature celtique est singulièrement dramatique. Les récits épiques sont animés, mouvementés et les personnages sont vraiment des caractères. Cuchulai,, Emir, Conchobar, le druide Cabbath sont des figures extrêmement vivates. Les celtes ont fourni à la littérature universelle les types d'Arthur et de ses compagnons, de Tristan et Iseult. Cet dernier roman rend un son particulier. C'est par lui et par le roman d'Arthur que le plus clair et le plus précieux du génie celtique se sont incorporés à l'esprit européen et cette tradition s'est conservée par la série d'innombrables poètes et écrivains fils d'Irlande, d'Ecosse, de Galles et de Bretagne, et qui ont illustré les lettres anglaises et françaises en apportant le génie de leur race.




~ La famille chez les Celtes ~

Les membres d'une famille étaient juridiquement solidaires et relevaient de l'autorité du père qui jouissait de droits aussi étendus que le paterfamilias romain. La famille normale des celtes en dehors de certains cas où l'on voit s'exercer  le " matriarcat" était purement agnatique { agnat désigne chez les Romains tous cex qui se trouvaient sous la puissance d'un même père de famille }. Les femmes y étaient l'instrument d'une parenté naturelle mais non civile. Toutefois la femme celte, quand elle devenait mère de famille, jouissait de certains droits politiques assez étendus. On lavoit intervenir dans les conflits, tantôt pour conduire les opérations de la guerre, tantôt pour apaiser les conflits. Elle avait voix dans les assemblées délibérantes.

Au foyer, la femme celte remplissait tous les rôles. Elle filait, tissait, préparait la cuisine, s'occupait des troupeaux, participait aux jeux et aux concerts. Les Celtes n'appréciaient une femme qu'autant qu'elle savait se servir de ses mains. Les reines comme les plus humbles femmes étaient jugées d'après ce même principer. Un barde Gaulois résumait le rôle de la femme en disant " qu'elle devait apporter le sommeil à la douleur ". Aussi jouissait-elle d'une certaine indépendance qui contrastait avec la situation inférieure qu'elle avait chez d'autres grands peuples de l'antiquité.

La constitution de la famile celte basée sur le mariage tendait à la monigamie, et les écrivains anciens, à côté de tares inévitables dans une société païenne, n'ont pas manqué de célébrer la fidélité et la dignité de l'union conjugale, au moins dans la famille gauloise.



Publié dans Civilisation celtique

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Tof 30/04/2008 21:37

Merdeu ! j'ai déjà tout lu encore ! :p