Les fêtes

Publié le par Trøll

Le petit dernier (: D'après " Encyclopédie de la mythologie" , d'Arthur Cotterel et " Les Celtes, histoire et dictionnaire " de Venceslas Kruta.

Grâce à L'Irlande, les quatre fêtes principales de l'année celtique sont connues.

Samain ( Samhuin ) marque le début de l'année par sa saison sombre et devait avoir lieu au début de la deuxième quinzaine du mois de Samon.
[ Note : Samonios était le premier mois de l'année celtique du calendrier de Coligny. Il correspond au mois de novembre actuel et était suivi du mois dumannios. La fête de Samain, la seule indiquée sur le calendrier, est placée au deuxième jour de la seconde quinzaine du mois de samonios. ]
Elle donnait lieu à de grands rassemblements et à des rituels complexes. La " fin de l'été ", le moment où l'on rentre les troupeaux dans les étables, ce qui est l'indice d'une ancienne société pastorale. Symboliquement, la fête de Samain - est en réalité la nuit de Samain - est l'éternité: le temps est aboli et le monde de Sidh est ouvert au monde des vivants. Le christianisme a intégralement récupéré cette fête en en faisant la Toussaint, exaltation de la communion des Saints, c'est à dire de la communauté parfaite entre les vivants et les morts. Dans les pays anglo-saxons, la fête de Samain se retrouve dans les célébrations carnavalesques de Haloween, et en Bretagne armoricaine, de nombreuses croyances populaires concernant la présence des morts sous un aspect visible témoignent de la permanence de cette antique conception celtique.




Imbolc, en février, probablement l'équivalent des lupercales romaines et de notre mardi-gras, marquait la fin de l'emprise du froid hivernal, le début du renouveau de la végétation et de la vie avec la naissance des agneaux et le retour du lait des brebis; elle était associée à la déesse Brigit.



Belteine, composée de " bel", lumière et de " teine", feu, était en mai la fête du début de la saison estivale. C'est aussi la célébration du début de la moitié claire de l"année celtique qui se situait vers le 1er mai de notre calendrier actuel, au début du mois de Giamonios. C'est l'antithèse symétrique, céleste et diurne, de la fête de Samain qui ouvrait l'année celtique par sa moitié sombre, chtonienne et nocturne.
Le nom de Belteine se réfère à la même divinité que Beli-Belenos. Cette fête est caractéristique d'une civilisation pastorale: c'est en effet la date où l'on fait sortir les troupeaux enfermés dans les étables pendant l'hiver. C'est la reprise de l'activité pastorale et agricole, et il n'est pas étonnant que, très longtemps après, on ait senti le besoin de fixer la fête du travail et des travailleurs le 1er mai. La fête de Belteine se marquait par de grands rassemblements et des feux qui jaillissaient de tous les sommets d'Irlande. Mais nul ne pouvait, sous peine de mort, allumer le premier feu avant le roi d'Irlande, sur la colline de Tara. Or, la tradition prétend que St Patrick, en 433, alluma le feu pascal { la fête de Pâques coïncidant cette année-là avec Beltaine } sur la colline  Deslanes avant le feu de Tara, marquant ainsi le triomphe du christianisme sur le druidisme. De l'ancienne fête païenne, il est resté de nombreuses traditions populaires comme l'arbre de Mai { le May-pôle } et la cueillette de rameaux destinés à protéger les étables, les maisons et les champs, coutume que l'on retrouve dans l'usage récent du brin de muguet. En Allemagne, la nuit précédant le 1er mai était celle où l'on s'efforçait de conjurer les sorciers et les êtres malfaisants qui se réunissaient sur une montagne { Nuit de Walpurgis }.



Lugnasad, en août, est associée à la divinité souveraine et solaire des Celtes, le dieu Lug. C'était la fête des grandes assemblées, devenue sous l'Empire la fête d'Auguste et la date de la réunin du concile des Gaules à Lyon { correspond au 15 août actuel }.



Remarque : les dates des fêtes n'apparaissent certainement pas dans le calendrier de Coligny { Samain excepté } parce qu'elles devaient être fixées à partir de faits astronomiques, indépendamment de son décompte à base foncièrement lunaire.


Publié dans Mythologie Celte

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