Civilisation celtique

Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 23:27
~ La littérature celtique ~

 
C'est par la littérature irlandaise et galloise { Mabinognion } que nous pouvons avoir une idée de la littérature celtique en général. En Irlande particulièrement, les Flid, corporations de poètes et de lettrés qui jouaient tout d'abord un rôle parallèle à celui des druides et qui se subsituèrent à eux quand la religion chrétienne eut vaincu le paganisme, ont fondé et légué au christianisme des écoles qui ont traversé le moyen âge, et sauvé de l'oubli total le patrimoine littéraire des Celtes.

La littérature irlandaise est composée en majeure partie de chansons de gestes dont les sujets sont épiques et mythologiques: prises de villes, scènes de batailles, de voyages dans l'autre monde. La pièce la plus précieuse de la

littérature galloise est constituée par les mabinogion et par des poèmes très anciens attribués à quatre bardes: Aneurin, Taliesin, Myrrdin, Llywarchtten.

A cette littérature romansque et poétique, il faudraiy ajouter la littérature gramique: dialogue et colloques.

La littérature celtique est essentiellement poétique. Les Irlandais ont vraiment inventé la rime. Les bardes s'accompagnaient de la Harpe - quoique la profession littéraire fût exercée par des clans de spécialistes hierarchisés, la nation tout entière s'y interessait. C'est que la littérature celtique est singulièrement dramatique. Les récits épiques sont animés, mouvementés et les personnages sont vraiment des caractères. Cuchulai,, Emir, Conchobar, le druide Cabbath sont des figures extrêmement vivates. Les celtes ont fourni à la littérature universelle les types d'Arthur et de ses compagnons, de Tristan et Iseult. Cet dernier roman rend un son particulier. C'est par lui et par le roman d'Arthur que le plus clair et le plus précieux du génie celtique se sont incorporés à l'esprit européen et cette tradition s'est conservée par la série d'innombrables poètes et écrivains fils d'Irlande, d'Ecosse, de Galles et de Bretagne, et qui ont illustré les lettres anglaises et françaises en apportant le génie de leur race.




~ La famille chez les Celtes ~

Les membres d'une famille étaient juridiquement solidaires et relevaient de l'autorité du père qui jouissait de droits aussi étendus que le paterfamilias romain. La famille normale des celtes en dehors de certains cas où l'on voit s'exercer  le " matriarcat" était purement agnatique { agnat désigne chez les Romains tous cex qui se trouvaient sous la puissance d'un même père de famille }. Les femmes y étaient l'instrument d'une parenté naturelle mais non civile. Toutefois la femme celte, quand elle devenait mère de famille, jouissait de certains droits politiques assez étendus. On lavoit intervenir dans les conflits, tantôt pour conduire les opérations de la guerre, tantôt pour apaiser les conflits. Elle avait voix dans les assemblées délibérantes.

Au foyer, la femme celte remplissait tous les rôles. Elle filait, tissait, préparait la cuisine, s'occupait des troupeaux, participait aux jeux et aux concerts. Les Celtes n'appréciaient une femme qu'autant qu'elle savait se servir de ses mains. Les reines comme les plus humbles femmes étaient jugées d'après ce même principer. Un barde Gaulois résumait le rôle de la femme en disant " qu'elle devait apporter le sommeil à la douleur ". Aussi jouissait-elle d'une certaine indépendance qui contrastait avec la situation inférieure qu'elle avait chez d'autres grands peuples de l'antiquité.

La constitution de la famile celte basée sur le mariage tendait à la monigamie, et les écrivains anciens, à côté de tares inévitables dans une société païenne, n'ont pas manqué de célébrer la fidélité et la dignité de l'union conjugale, au moins dans la famille gauloise.



Par Trøll - Publié dans : Civilisation celtique
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 23:02
Les Institutions religieuses


La religion a toujours joué un grand rôle dans la formation et l'expansion des peuples anciens. Nulle part en Occident elle n'a eu autant d'influence que dans la Celtie toute entière. C'est elle seule qui a fait l'homogénéité des peuples celtiques.
La relgiion druidique à réalisé l'union spirituelle de tous les celtes. D'après certains savants, le mot << Druide >> viendrait du Gaulois Derw, chêne. Pour d'autres, druide viendrait de Dru, << beaucoup, très >> et de uidd, <>. Le druide n'était pas prêtre en tant que druide; il pouvait l'être accidentellement. Les druides étaient avant tout des sages, des directeurs. Les druides seraient les prêtres du chêne, et de fait la religion qu'ils professaient était intîmement liée au chène dont ils cueuillaient le gui avec une faucille d'or et dont ils mangeaient les glands.
Les druides exercaient les fonctions sacerdocales, assistaient aux sacrifices, soit au titre d'ordonnateurs de la cérémonie, soit au titre de ministres, au moins dans les sacrifices humains ou dans les sacrifices de taureaux blanés, lors de la cueillette du Gui.
Les guides étaient surtout des devins, des voyants. Ils prophétisaient, ils interprétaient les présages. A ces fonctions dans lesquelles entrait une grande partie de magie, ils ajoutaient celles de juge. On les voit se prononcer sur tous les litiges publics ou privés, lancer l'interdit sur ceux qui n'acceptaient pas leurs décisions ou celles du roi. Ayant une sorte de sauf-conduit permanent même pendant les guerres entre les tribus, ils jouaient le rôle d'ambassadeur et arrivaient ainsi, malgrè les rivalités de clans, à cimenter l'union spirituelle de la Celtie. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux et non des moindres, issus des races royales, entraient dans les conseils des chefs et exercaient une influence considérable dans les assemblées.

La fonction d'éduquer la jeunesse était regardée comme liée au druidisme, si bien qu'ils subsisteront dans la Gaule Romaine comme professeurs d'Ecoles Supérieures. L'enseignement de druides était purement oral. En effet,ils ignoraient l'écriture ou du moins n'en faisaient pas usage, sans doute pour éviter l'indiscrétion des profanes sur leurs mystères sacrés. Cet enseignement prenait forme dans d'innombrables poèmes appris par coeur, comprenant des exposé épico-historiques sur l'origine de la race des digressions cosmologiques, des voyages dans l'autre monde. Les anciens attribuaient aux druides l'honneur d'avoir élaboré la doctrine de l'immortalité de l'âme.
Ainsi,  la croyance ces Celtes en survie était si vive que les Romains en furent étonnés. Leur doctrine était complésée par une mythologie et des rites funéraires appropriés. La doctrine des Druides sur l'immortalité de l'âme voisinnait avec la métempsychose. Pour eux, la mort n'était qu'un déplacement, la vie continuant dans l'autre monde regardé comme un réservoir d'âmes.

A leur doctrine sur l'immortalité de l'âme les druides ajoutaient quelques notions de physique et d'astronomie appliquées à l'élaboration des calendriers et quelques connaissances sur les plantes et sur leurs propriétés médicinales.
L'origine et la destinée de l'âme étaient au 1er plan des préoccupations des Celtes. rendaient aussi culte à leurs dieux, célébrations de la fécondité, fertilité et vie. Les religions celtiques avaient des rites sanglants. On signale chez les Gaulois des sacrifices humains La plupart du temps les victimes étaient choisies parmi les prisonniers de guerre. En tous cas les Celtes ne semblent pas avoir donné le spectacle de tueries offertes dans les cirques à l'idole monstrueuse qui s'appelait << le peuple romain >>.
Le druidisme a été le véritable agent de la civilisation celtique. Ce sont les druides qui ont fait la cohésion de ces peuples animés d'un même idéal et qui ont dominé l'occident pendant quelques siècles par leur conception de la vie future et de ses conséquences juridiques. Au moment de la conquête romaine, les druides furent les plus puissants agents de la résistance.


Par Trøll - Publié dans : Civilisation celtique
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 23:12




Les Origines.

La presqu'île habitée aujourd'hui par les Bretons à l'extremité de l'Europe occidentale était connue autrefois sous le nom d'Armorique, << Pays du bord de la mer >>.
Les premières manifestations de la vie humaine en Armorique datent de l'époque paléolithique {Fouilles du Mont-dol}. On a trouvé des traces humaines dans l'île Téviec {ère mésolithique}. Les hommes qui ont dressé les mégalithes { menhirs, dolmens ou cromlechs} vivaient aux environs de 2000 av Jc. Ils possédaient des armes de bronze et imposèrent leur domination sur tout l'occident, jusqu'au jour où les Celtes qui occupaient l'Europe Centrale partirenet à la conquête des terres avoisinant la Baltique, la mer du Nord, la Grande Bretagne et l'Irlande.
On ignore le nom des populations primitives qui ne connaissaient que les armes de pierre, elles ont laissé peu de traces de leur séjour.


Les celtes.

Au VI siècle av JC, l'arrivée des celtes inaugure la transition de la préhistoire à l'histoire dans les fastes de la péninsule et confère à celle-ci un état civil. Nous voyons ses peuplades affiliées à la puissante << confédération armoricaine>> qui embrassait tout le nord ouest de la Gaule.

La vie chez les celtes.

" La tribu constitue dans la société celtique le groupement à cellules qui représente la première unité sociale se suffisant à elles-mêmes."
La tribu, c'est la Tuath des Irlandais, le Pagus des Commentaires de César. On y retrouve aucune intervention d'un Etatt, ni dans l'administration, ni dans les transactions, ni dans les châtiments. Les membres sont putativement parents. Descendants d'un même ancêtre, ils sont solidaires et vivent sur le même sol. La descendance est indiquée par un nom qui est un gentilice ou un collectif. D'une façon générale, il est permis de penser que l'installation sur un sol quelque soit le tassement de la population ont dû rendre fixe l'organistion de la tribu et permettre à des éléments étrangers par le sang de s'implanter aux dépens de la parenté.
Lorsque les familles historiques de race royale en ligne collatérale se perpétuaient, et devenaient le noyau d'un tribu, elles formaient un clan. Les clans pouvaient grouper des familles ou des tribus, ou exister à l'intétieur des tribus. Bien qu'ils n'aient eu aucun droit particulier en dehors de ceux de la tribu ou de la famille, ils ont contribués à donner à l'une ou à l'autre des traits paticuliers, un idéal commun qui se manifestait dans le goût des couleurs, des emblèmes et des blasons. L'association  des druides était elle même un clan ou un groupe de clans transformés en société secrète.


Organisation Politique.

Dans la société celtique, l'Etat est toujours resté assez rudimentaire. En Irlande, il existait une sorte de féodalité qui comprenait toute une hierarchie de chefs, échelonée depuis le roi de la tribu jusqu'au roi suprême. Les celtes avient cependant une haute idée de la dignité royale, non au point de vue politique proprement dit mais au point de vue moral. le roi était l'incarnation de la loyauté, de l'équité, de la fidélité aux lois, de la science et de la pondération. Sa personne était sacrée. On lui prétait une puissance magique qui dépassait de beaucoup son pouvoir temporel. Un bon roi était en relation directe avec l'ordre de la nature. Ses mouvements étaient liés à ceux du soleil. Il répondait sur sa tête des succès attendus de lui, et on verra de ces rois se donner la mort après une défaite militaire.
La dignité royale avec son caractère patriarcal s'est maintenue en Irlande et en Grande-Bretagne. Il n'en fut pas de même en Gaule où la royauté était sur son déclin au moment de la conquête romaine. Les chefs de famille, les patricien l'avaient combattue. Néanmoins à cette époque on constate un effort chez les Gaulois pour reconstituer une nouvelle royauté.
Pour éviter l'anarchie, les chefs Gaulois avaient établi des magistrats appelés Vergobret {Vergo=efficace & brette =jugement} auxquels étaient conférés des pouvoirs assez étendus.
Les Celtes n'avaient pas d'armée permanente. En temps de guerre, la cavalerie était formée de nobles dont les serviteurs étaient à pied. Le reste de la troupe marchait à pied par pagi, sous la direction de chefs naturels.
Chez les Celtes insulaires, les chefs ne se séparaient pas de leur troupe pour former une cavalerie, mais tous combattaient par tribus ou par clans sous leurs emblèmes et enseignes.



[ Sources: Anthologie de la Bretagne par Anatole le Braz et Histoire de Bretagne par l'Abbé Henri Poisson. ]

[NB: Cet article est issu de mon blog précédent, hébergé sur une Platforme peu recommandable.. Ayant passé un certain temps à tout rédiger et taper, je préfère les conserver  ici  (:  ]
Par Trøll - Publié dans : Civilisation celtique
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.I.

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  • : Bienvenue dans mon antre, où règnent mythologie celte, légendes et lectures diverses et où poussent les racines d'hellébore... Bonne visite

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